La confiture de Cynnorhodons

 Une recette de l’hiver, douce et ravigorante!

De la vitamine C et une grande richesse minérale pour mieux résister aux agressions de l’hiver; c’est ce que nous propose le fruit de l’églantier, le  cynnorhodon, appelé aussi »poil à gratter » ou « gratte-cul »; on peut faire la même chose avec les rosiers cultivés à gros fruits.

Sa confiture qui se fait avec les fruits blets est un régal qu’il faut se gagner, car l’extraction de ses graines est assez longue à faire; mais pour les gourmands, ça peut faire partie des rituels de l’hiver.

 

Tout d’abord, la cueillette:

pas besoin d’attendre les gelées pour récolter;  dès que les fruits sont bien rouges , vous les congelez ( ce qui vous permet de cueillir plusieurs fois!) et,  pour les faire blettir, vous les sortirez du congélateur 3 jours avant de vous mettre à la confiture.

Le jour J , la manoeuvre:

les fruits prêts à la récolte

les fruits prêts à la récolte

Réservez-vous une demi-journée car c’est maintenant qu’arrive  la partie délicate:

plusieurs méthodes existent et chacune a ses défenseurs, de l’épépinage à cru à celui après cuisson au presse-purée ou à la passette métallique. Pour les avoir toutes les trois testées, j’ai opté pour les passettes; je dégrossis avec une maille assez grosse pour fignoler avec une maille fine.

 

 

Donc voici notre méthode pour obtenir une pulpe fine:

Contact: les fruits sont écrasés à la main!

Contact: les fruits sont écrasés à la main!

 Dans un faitout, nous recouvrons  les fruits largement d’eau et les faisons cuire une demi heure à petits bouillons; on laisse tiédir dans le faitout sans sortir le jus de cuisson puis on écrase du mieux à la main ou au pilon. On verse ensuite deux louches de cette bouillie dans la passette à grosse maille et avec le pilon, puis la main,on presse au mieux les fruits pour récupérer la précieuse pulpe. Et ainsi de suite … De temps à autre, il faut rajouter du liquide de cuisson pour réhydrater la pulpe, ce qui en facilite l’extraction.

Quand vous avez terminé ce premier tamisage , vous passez au suivant avec la maille fine.

Pour vous donner un ordre d’idée, pour 850 grammes de fruits et 600 grammes d’eau, nous avons obtenu 980 grammes de pulpe et 470 grammes de déchets, les fameux poils à gratter).

La partie laborieuse s’arrête là.

 Maintenant , il n’y a plus que le plaisir de faire la confiture!

Le résultat : une pulpe fine et savoureuse!

Le résultat : une pulpe fine et savoureuse!

 

A chacun sa recette!

La nôtre est tout à fait classique: pour un kilo de pulpe obtenue, un kilo de sucre ( ou 600g de fructose).

Soit on fait réduire la confiture jusqu’à la consistance épaisse souhaitée, en surveillant bien de ne pas faire du caramel, délicieux entre nous soit dit, car j’ai testé pour vous mais c’est pas le but de l’opération!

Soit on amène à ébullition puis on ajoute, pour la recette ci-dessus 10 grammes de poudre d’agar-agar, ( vendue en magasins bios), diluée à froid dans un bol et versée doucement dans la confiture bouillante en remuant bien. Comptez 5 minutes à la reprise de l’ébullition.

Il n’y a plus qu’à mettre en pots.

 

Cette fabrication peut vous sembler inquiétante; c’est vrai que c’est long, salissant, qu’il ne faut pas être dérangé toutes les cinq minutes quand on l’a démarrée… mais on oublie vite tant elle est bonne et vertueuse :

c’est vraiment Notre vitamine C indigène et même après cuisson, il en reste une bonne partie : on trouve en moyenne 1200mg de vitamine C pour 100g de fruits et elle ne perd pas plus de 50%  à la cuisson, ce qui est rare par rapport aux autres fruits à vitamine C comme l’orange, le citron ou le kiwi.

 

Et ça fait l’objet de délicieux cadeaux à succès garanti, croyez-nous -en…

lutin01-petit

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