Pommes de terre sur prairie, suite…

... La toute première récolte a commencé fin juin,

On puise à droite, on soulève à gauche, plus par curiosité que par raisonnement, étant donné que nous avons 3 variétés différentes, la Rosa, l’Amandine et la Désirée;

plaisir de gosse de voir que » ça a marché »; les pommes de terre ont accepté notre jeu, à savoir traverser cette couche de terre qui quelques mois auparavant servait de pacage à des moutons!!!

Parce qu’on a beau savoir que ça peut fonctionner, il y a toujours la petite incertitude qui plane, » est-ce qu’on a tout bien fait ??? « 

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variété Rosa

Courant juillet, encore un gros coup de paillage de vieux foin,

car avec l’alternance pluie et chaleur, les microorganismes travaillent comme des fous et digèrent à toute vitesse les apports de végétaux!

Plusieurs cueillettes identiques se succèdent, c’est amusant de » faire son marché », car on n’arrache pas on soulève le paillage et on choisit;

intéressant de voir le fonctionnement des pieds sous le foin:

le pied central émet des filaments racinaires et au bout, il y a une pomme de terre, qui peut être assez loin, 30 cm, et se retrouver sous un lieu de passage, par exemple!

 

018

Juillet; la végétation de notre culture semble moins exubérante que chez nos voisins en culture traditionnelle…

  Aye ! C’est vrai que nous ne sommes pas dans les terroirs gras de Normandie, mais pas non plus dans les terres caillouteuses des Causses; ici dans le Piémont Haut Garonnais, les rendements en herbe des prairies de fauche sont corrects, sans être exubérants; donc nos terres ne sont pas mauvaises!

Le but étant expérimental, voir comment un sol non travaillé peut réagir face à une culture aussi exigeante en azote que la pomme de terre; nous n’avons mis que très peu de fumier, aucun purin de plantes ni d’engrais, bien sûr!

Mais sur nos 2 rangs de 30 m, on aimerait bien remplir quelques cagettes, tout de même…

 

Au niveau phytosanitaire, pas trop de souci!

*Des limaces ont touché quelques pieds, pendant la période pluvieuse et nous n’avons pas eu le temps de nous en occuper; visiblement la chaleur qui a suivi s’est chargée de leur cas.

*Des campagnols ont commencé à s’intéresser aux succulentes Désirée; en l’espace d’ une semaine , sur les 30 m de plantation 3 pieds sont secs et, en soulevant le foin, on voit bien la galerie; il reste quand même des pommes de terre sur ces pieds attaqués; mais vont-ils rester sobres ou faire la fête et inviter les copains ?

 Dans l’attente d’une réponse claire, on craque et on met quelques grains de blé empoisonné… juste une fois…

*Côté maladies, la Désirée, toujours elle,  nous fait quelques tâches de mildiou vers le 14 juillet; le lendemain, 60 litres de purin d’ortie sont mis en fabrication dans une poubelle.

Le 18 juillet, j’arrose avec ce purin jeune, dilué à moitié, uniquement la plantation de Désirée, pour voir si le purin peut aussi fonctionner en curatif avec juste un arrosage!

Fin juillet réponse positive, les pieds « purinés » se réveillent et nous refont de la végétation bien nette!

Du coup, en préventif, on épand à l’arrosoir le contenu restant de la poubelle de purin sur l’ensemble de la plantation.

4 août, très rassurant!

la récolte sous le paillage tout à fait correcte.

On s’aperçoit que la végétation est encore bien présente; donc les pieds restent plein de promesses.

 

5 août, moral au beau fixe!

Pas de nouvelles attaques de campagnols !

Finalement, si nous n’avons pas de cataclysmes,  nous aurons une récolte satisfaisante qui se fera en plusieurs étapes puisque nous cueillons les grosses pommes de terre sans toucher aux petites qui ont tout loisir de grossir.

A suivre…

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